Le poids de l’échec

« Le désir de maternité ne doit pas devenir une envie égoïste à des fins de parvenir à un accomplissement personnel. »

En général quand une femme se met en quête de maternité, elle n’imagine pas les obstacles qui l’attendent. En effet, on s’imagine souvent que le fait de donner la vie étant un acte naturel, il est tout à fait logique d’y parvenir sans encombres. Celà dit, pour une raison ou pour une autre toutes les femmes ne sont pas destinées à devenir mères, ou du moins à avoir la chance de mettre au monde elles-mêmes leurs propres enfants. Je le sais, c’est très difficile de l’accepter.

Parfois on se fait un plan, un schéma à suivre étape par étape dans sa vie d’adulte pour parvenir à un accomplissement. Dans l’ordre des choses, l’idéal apparaît souvent comme suite: être stable financièrement, se marier, profiter de sa vie de couple et ensuite concrétiser tout celà en ayant des enfants pour entamer ce nouveau chapitre qu’est la vie de famille.

Nous y voilà, c’est le bon moment pour concevoir. On imagine déjà la décoration de sa chambre, son lit, la poussette sur laquelle on se voit le promener. Les difficultés liées à la grossesse et les insomnies qui y suivront ne sont pour l’heure pas notre priorité. On verra bien!

Mais voilà, malheureusement le temps passe mais rien à l’horizon, toujours aucun signe. Un petit coup au moral, puis on se dit que cela viendra. Entre temps, la pression commence à fuser, et l’entourage à s’interroger, à s’impatienter.

On se retrouve à fuir la vie sociale car on commence à être secrètement jalouse de ses copines qui annoncent à tour de rôle leurs grossesses ou l’arrivée précieux de leurs bébés et ce malgré le fait de savoir que c’est Dieu qui donne et que cela viendra pour toi seulement si cela doit arriver. On commence à éviter les appels des proches parce qu’on est fatiguée d’entendre la même chose à chaque conversion, « Mais alors c’est pour quand? Toujours pas? ». On s’isole car on se sent incomprise. On arrive à un point où on se met à douter de soi-même, de sa capacité à réussir à donner satisfaction à son désir. Ce désir qui finit par devenir une obsession. On est d’accord, cela ne doit pas être ainsi.

Parallèlement à la vie quotidienne privée et professionnelle, on se découvre un autre monde à l’heure où les autres dorment et rêvent peut-être: les forums. Notre petit jardin secret. Ces lieux dans lesqueles on peut en tout anonymat s’exprimer, poser des questions sans se sentir jugée, trouver des personnes vivant la même situation que la nôtre. Ces lieux dans lesquels on a pas peur de tomber sur ces personnes qu’on aime pourtant, mais qu’on cherche à éviter malgré tout. On découvre alors une nouvelle « famille ». On y parle des raisons qui peuvent expliquer ces difficultés, des solutions, des examens à effectuer, des astuces. On se soutient, on se conseille, tout ce dont on a besoin pour être rassurée.

Si je devais donner mon avis, je dirais qu’il faut faire attention à la manière de mener son combat. C’est peut-être plus facile à dire qu’à faire mais c’est très important. Il ne faut pas finir par être l’ombre de soi-même. Finir en dépression et sombrer dans un burn-out infernal. Il ne faut pas oublier que notre conjoint vit les choses aussi mal que soi-même. La vie de couple ne doit pas être écartée au risque qu’elle ne finisse par éclater. C’est une aventure qui doit se vivre à deux et non l’un contre l’autre. Finir par arriver à son but en ayant tout détruit en amont ne présage rien de bon pour l’avenir.

Alors chères futures mamans, si vous êtes dans cette situation dîtes-vous que vous n’êtes pas les seules et que vous n’êtes pas seules. Que beaucoup de personnes sont là pour vous écouter et vous conseiller. Qu’il ne faut pas être fatalistes car le combat de la maternité réserve souvent des belles surprises. Dîtes-vous qu’être mère ce n’est pas seulement donner la vie, c’est vivre pour son enfant, l’aimer, l’éduquer, faire de lui une meilleure personne. Alors qu’il sorte de votre ventre ou de celui d’une autre, qu’il vienne naturellement ou avec l’aide de la science, le plus important c’est la vie que vous allez lui offrir. Le désir de maternité ne doit pas devenir une envie égoïste à des fins de parvenir à un accomplissement personnel.

Je souhaite bien du courage à toutes ces femmes qui n’abandonnent pas, mais qui n’oublient pas de vivre pour autant. Un enfant doit se faire dans la joie, et il faut être heureuse pour lui transmettre cela.

N’hésitez pas à partager vos expériences et témoignages en commentaires.

À bientôt!

NasYou.

Relations à distance

« Tout à commencé sur ce réseau social encore à la mode à l’époque. Un salut, puis un autre et très rapidement les conversations s’éternisent. Si loin l’une de l’autre, la distance est pesante mais devient comme une force. Ils se racontent leurs journées, se soutiennent. Vous voyez ce moment où plus rien ne compte, où rien ne vous perturbe car vous savez que votre moitié vous attend, qu’elle sera au rendez-vous comme à chaque fois, qu’il pleuve ou qu’il neige. »

Chapitre 1: Du virtuel au réel

Qui n’a jamais rêvé vivre son conte de fées! Nous le savons si bien, souvent la vraie vie est bien éloignée de ces histoires romantiques que l’on nous vend à longueur de film. Sans baguette magique pour résoudre le moindre problème, il faut parfois s’armer de beaucoup de patience, d’espoir, mais surtout il faut faire les choses avec le coeur et y croire.

Tout à commencé sur ce réseau social encore à la mode à l’époque. Un salut, puis un autre et très rapidement les conversations s’éternisent. Si loin l’une de l’autre, la distance est pesante mais devient comme une force. Ils se racontent leurs journées, se soutiennent. Vous voyez ce moment où plus rien ne compte, où rien ne vous perturbe car vous savez que votre moitié vous attend, qu’elle sera au rendez-vous comme à chaque fois, qu’il pleuve ou qu’il neige. Une parenthèse à ce quotidien un peu routinier. J’ai personnellement connu ces instants, des heures passées à regarder l’autre dormir, à caresser son écran d’ordinateur comme pour ressentir la douceur de cette peau qu’on imagine. Bientôt ils commencent à parler de se voir, à rêver de ce grand jour de retrouvailles. Passer du virtuel au réel, c’est tellement plus beau, mais est-ce aussi simple!

Déterminés, ils sautent le pas. C’est décidé. Monsieur trouve alors un petit boulot afin de payer son billet, avec la hâte de retrouver sa tendre dulcinée. Ils sont si jeunes, si beaux. Ils ont vu le jour la même année, le même mois à une semaine d’intervalle. Plus de 10000 km les séparent, mais plus pour longtemps.

Quelques mois plus tard, moins d’une année de relation à distance certes, mais une vraie relaion amoureuse, c’est enfin le grand jour. Ils trépignent d’impatience. Ah, nous y voilà, ce moment tant attendu qui ressemblerait presque à une scène de cinéma. Ils ne sont plus qu’à quelques minutes l’une de l’autre. Chacun se préparant à la réaction de sa moitié. « Vais-je ressentir cette flamme, ce battement de coeur, ce ….. ». Vous l’avez compris, les questions s’enchaînent, mêlant à la fois la joie, l’impatience mais aussi une part d’incertitude.

Il fait un peu sombre sur la terrasse. Mais elle est là, assise sur le côté à guetter son ombre. Une attente qui n’en finit pas. Oh oui que c’est long! Tout d’un coup elle le voit ou plutôt l’aperçoit au loin. Elle tremble, soupire, puis s’élance en courant vers lui. Ils se jettent dans les bras, sentant enfin ce doux parfum de l’autre dont l’odeur donne des frissons. Ça rit, ça pleure, une joie indescriptible, un moment qu’il faut absolument vivre pour comprendre. Le temps s’arrête, comme une évidence. Aucune déception de part et d’autre, beaucoup d’espoir pour l’avenir. Voilà, une promesse déjà tenue.

C’est enfin arrivé! Maintenant il faut réapprendre à se parler, s’habituer à se voir, faire les présentations aux familles respectives, assumer les dires, les regards…, tout simplement vivre une vraie vie de couple avec ses hauts et ses bas.

Et vous les amis, connaissez-vous dans votre entourage des personnes qui ont vécu une histoire similaire ? Ou peut-être est-ce vous-même ? Comment imaginez-vous la suite? Quelle à été la vôtre ?

À très bientôt pour le prochain chapitre qui sera sûrement intitulé « Quand la famille s’en mêle« .

NasYou