Avoir ses règles en étant enceinte : possible ?

Chers lecteurs, bonjour/bonsoir

Celà fait bien longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles, j’espère que vous allez bien depuis. Moi ? Plutôt pas mal. Je m’apprête à changer d’environnement, j’ai besoin d’un peu de fraîcheur. Mais bon, il n’est pas question de celà aujourd’hui, je vous le dirai au moment venu.

Vous l’avez compris, nous allons encore parler de grossesse. Pour ceux et celles qui avaient un peu suivi mon histoire, c’est la suite. Pour les autres, bienvenue sur mon blog et spécialement sur l’onglet maternité que je vous invite à découvrir. Nous allons donc parler bébés. Oui, ces petits bouts que nous désirons tant, du moins pour ma part. Vous aussi êtes en quête de maternité/paternité? Courage, vous n’êtes pas seuls.

Alors non, je ne vais pas faire de suspense, vous avez sûrement parcouru beaucoup d’autres blogs et avez peut-être trouvé la réponse à cette question. Mais je vais vous raconter mon expérience, un écho à la vôtre peut-être. Donc pour revenir brièvement sur l’histoire, j’ai eu une grossesse extra-utérine (GEU) en janvier 2020. N’hésitez pas à cliquer sur ceci pour en savoir plus. Donc suite à celà il fallait attendre au moins 3 mois pour reprendre les essais. Pendant ce temps, je devais prendre plaisir à me rendre régulièrement à l’hôpital pour vérifier que mon taux de Béta HCG chutait. Il doit être inférieur à 5 pour que ce soit considéré comme négatif.

LA REPRISE

Voilà, j’étais de nouveau prête, physiquement mais surtout mentalement. La réponse à la question « es-tu tombée enceinte par la suite » est bien « OUI« . Mais laissez-moi vous raconter. Au mois de juin je décide de reprendre les tests d’ovulation, c’est quand-même plus précis même si ça nous rend toujours aussi paranoïaques. Le 1er jour (DR+8) le test est positif (très positif même), youpi! Le 2ème jour pareil, re-youpi! Puis arrive le 3ème jour et là (pause), une petite voix me dit: « ehh, mais tu as aussi des tests de grossesse hein, ça te dis pas d’en faire un juste pour voir ? » Je ne me suis pas faite prier pour être honnête, alors j’ai cédé. Même pas 1 minutes après j’ai cru halluciner, il y avait bien une 2ème barre, oui la même qui symbolise le fameux +. Pour moi c’était improbable, j’avais mes menstrues quelques jours plutôt. Je décide de ne rien dire à mon mari. Lui aussi me penserait folle. Je passe néanmoins le reste de ma journée à cogiter.

Puis le lendemain alors que je m’apprêtais à sortir, surprise: Saignements. Quoi? Mais pourquoi je saigne? Je réalisais ce qui m’arrivait. Eh s’il y avait un lien avec le test positif de la veille? J’étais persuadée que je faisais une fausse couche. Encore? J’ai repensé à ma GEU, me voyant revivre le même cauchemar. J’ai gardé mon calme, (euh) ça n’aura pas duré. Le surlendemain toujours pareil, je saigne de plus en plus. On décide alors de se rendre aux Urgences. Youpi, je venais à peine de cesser de m’y rendre que j’y retournais déjà. Mais là, le gynéco ne voit rien. Normal, je me disais. Moi-même je me prenais pour une tarée, et pourtant. Plutôt avant d’y aller, j’avais fait un test, toujours positif mais la barre était plus pâle. L’évidence était là, FAUSSE COUCHE.

MAIS QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Pour reprendre la chronologie, 6 jours avant mes menstrues j’avais fait un test urinaire qui s’est avéré négatif. Puis mon cycle a commencé normalement. Une semaine plus tard je réalise une hystérosalpingographie pour vérifier que ma trompe n’a pas subi de dommages apres ma GEU quelques mois plutôt. Résultat, négatif. Ouf, je vais bien. Bb1 se fait juste désirer.

Mais alors, comment expliquer cette fausse couche? Pour information, du moins pour ceux qui ne le savent pas, avant de faire une hystéro (pour faire court) il faut s’assurer de ne pas être enceinte. Ce qui selon moi était bien mon cas puisque le test urinaire s’est avéré négatif et que mon cycle s’est déroulé comme d’habitude. C’est du moins ce que je pensais. Et puis le centre d’imagerie ne m’a pas prescrite une prise de sang en amont (comme j’avais mes ragnagna) alors je ne l’ai pas fait.

Je vous prie de m’excuser pour les détails (qui peuvent être gênants) mais c’est pour mieux comprendre le contexte. Ça peut arriver à n’importe quelle femme alors si ça peut aider, je préfère être précise. Le fait est que juste avant le début de mon cycle (du mois de juin) il y a bien eu ce que vous imaginez. Ah bah voilà tout s’explique. Vous avez compris n’est-ce pas? J’ai donc dû avoir une ovulation tardive. Ce qui explique logiquement cette grossesse surprise partie aussitôt qu’elle est arrivée. Et auriez-vous une idée de la cause de cette fausse couche? Oui? Non?

Moi j’en ai une. L’hystéro. C’est un examen qu’il ne faut pas faire en étant enceinte car les rayons X peuvent avoir des conséquences néfastes sur la grossesse. Voilà, pourquoi bb1 (ou plutôt 2) n’a pas survécu lui aussi, c’est ma théorie. Le plus drôle (pas tellement en réalité) dans tout ça, c’est que je suis tombée enceinte pour la première fois après cet examen (grâce à ça même si ça s’est soldé par une GEU) et que j’ai perdu une grossesse à cause de ça également. Mais vous savez quoi? Je n’ai pas eu autant mal que la première fois. Je réalisais que j’étais enceinte pendant que je la perdais. Elle n’aura tenu que quelques jours, seulement. Je l’imagine bien faire son compte rendu à ses futurs frères et soeurs:  » les gars, je n’étais pas prêt, bonne chance à vous. »

POUR RÉPONDRE À LA QUESTION (du titre) …

Donc « Oui » les filles et les garçons, on peut bien être enceinte en ayant ses règles. Ça arrive d’ailleurs souvent dans le cadre d’un déni de grossesse. Mais voilà, il suffit aussi d’une ovulation tardive pour que le petit zozo trouve son chemin et s’installe. Ce qui n’est pas déplaisant pour ma part car une très bonne surprise (quand la fin est bonne). Si je devais donc vous donner un conseil chères lectrices (en particulier) ce serait de toujours faire une prise de sang pour vous assurer de l’absence d’une grossesse avant de faire des examens non compatibles. Peut-être que je vous aurais raconté l’évolution de ce petit bout et non sa perte.

Je vous souhaite bien du courage les filles, dans votre quête de maternité. Ce sera dure parfois, voire souvent. Mais une fois qu’il/elle sera là, vous serez la plus heureuse. Et vous les futurs papas, soutenez vos compagnes, vivez cette aventure à deux. J’ai hâte de vous raconter ce chapitre, celui où on suit l’évolution step by step. Bientôt je l’espère car non, je ne n’abandonne pas et vous ne devez pas abandonner non plus.

À très vite.

NasYou!

Ma Grossesse Extra-utérine

Bonjour mesdames. J’espère que vous allez bien et que vous tenez bon dans cette belle démarche que vous entreprenez et qui s’avère néanmoins, parfois difficile. Nous avons déjà évoqué le désir de maternité sur les articles précédents que je vous invite à lire également: Désir de maternité et le poids de l’échec.

Dans mon propre parcours j’ai pu me rendre compte à quel point beaucoup de femmes souffrent lors de cette quête de maternité. Beaucoup aimeraient avoir des enfants qui ne viennent jamais et d’autres qui ne les désirent pas dans l’immédiat les ont. Il n’y a pas à ce demander pourquoi elle et pas moi? Chaque femme est différente et chacune son destin. J’ai donc décidé de vous partager mon expérience qui ressemble peut-être à la vôtre. Peut-être que des personnes qui me connaissent ou de ma communauté jugeront celà impudique, mais c’est bien parce que d’autres femmes ont parlé que j’ai su à quoi m’attendre et comment l’appréhender. Alors si je peux à mon tour en faire de même à travers ce partage, ce sera déjà une victoire.

Mon désir de grossesse

L’aventure a commencé il y a plus d’an et demi. On espérait que cela vienne rapidement et sans encombres comme beaucoup de couples, mais chaque mois s’accompagnait d’une nouvelle déception. On dit qu’il faut commencer à s’inquiéter après un an d’essai mais ça c’est pour les plus patientes j’imagine. Mon conseil les futures mamans, c’est de consulter bien avant pour vous assurer que tout va bien et anticiper les éventuels traitements si problème il y a. Il existe beaucoup de sites spécialisés qui traitent de ce sujet et vous aident à y voir plus claire. Cliquez ici pour en savoir plus sur l’examen de préconception.

Je n’ai jamais autant été à l’hôpital que pendant cette période. C’est tellement fatiguant, épuisant moralement et physiquement. Mais c’est pour la bonne cause il faut tenir le coup. Je souligne aussi le fait est que parfois il y a des diagnostics et des résultats qui peuvent s’avérer faux, il ne faut pas hésiter à demander un second avis pour s’en assurer. Je sais que c’est frustrant d’apprendre des mauvaises nouvelles pendant cette quête, mais encore une fois, si vous êtes déterminée à aller au bout de votre démarche vous tiendrez le coup. Cependant, il faut extrêmement faire attention à ce que ce désir ne vienne pas briser votre couple. C’est très important de vivre cette aventure à deux. Messieurs si vous passez par là retenez bien ça s’il vous plaît. Aidez vos femmes, conseillez-les et rassurez-les. Nous savons qu’il y a des pays où avoir du mal à enfanter est source de séparation et de divorce. C’est une pression supplémentaire que de penser que celà puisse nous arriver pour cette raison. Moi j’ai la chance d’avoir un mari qui est à l’écoute et qui m’aide beaucoup psychologiquement (merci à toi si tu me lis).

Pour revenir à mon cas, je ne peux pas compter le nombre d’allers et retours entre la maison/le travail et l’hôpital. Le dernier examen, une hystérosalpingographie, s’est plutôt voulu rassurant. Mon gynécologue m’a laissé partir en me disant que tout allait bien, qu’il ne restait plus qu’à attendre. Oui, quel soulagement. L’espoir qui commençait à s’éteindre s’est ensuite ravivé.

Comment j’ai appris ma grossesse?

Un mois après cet examen je découvrais qu’il était là. C’est anecdotique, mais mon dernier cycle coïncidait avec la création de ce blog, qui devait à la base parler de maternité. Ce jour-là j’ai décidé comme souvent de faire un test de grossesse, mais cette fois sans m’attendre à une bonne nouvelle. Je ne sais pas pourquoi mais j’étais plutôt sereine. Peut-être parce que j’en avais tellement fait que je m’étais habituée à cette forme de défaite. J’étais au téléphone avec ma mère, quand tout d’un coup j’ai eu comme une absence. Je voyais apparaître cette 2ème ligne très pâle, je n’en croyais pas mes yeux. D’ailleurs petite parenthèse les filles, arrêtez de vous embêter à acheter des tests hyper cher pour rien. En grande surface on y trouve à moins de 2€. Confirmez ensuite avec une prise de sang (PDS). Ici celui que j’ai utilisé par exemple.

Teste positif 15dpo. Crédit NasYou

C’était la première fois, enfin elle était là. Je ne voulais pas me faire de fausse joie, alors je n’ai rien dit à mon mari. Ce n’est que 3 jours plus tard, après avoir fait d’autres tests entre temps et m’être bien assurée que oui, j’étais bien enceinte que j’ai annoncé la nouvelle. On cherchait déjà son prénom, vous imaginez peut-être notre état à cet instant. On avait prévu d’attendre les 3 premiers mois pour faire la surprise à tout le reste de la famille.

Ma grossesse extra…

Quelques jours après cette avoir découvert cette merveilleuse nouvelle, j’ai senti que ça n’allait pas. Vous l’avez compris, la joie fut très courte. Nous avons à peine eu le temps de l’annoncer à nos mamans que les complications ont commencé. Sans trop rentrer dans les détails, je me suis très vite retrouvée aux urgences. Après une semaine de contrôle, le verdict est tombé. Il s’agissait bien d’une grossesse extra-utérine (GEU). Pour celles qui ne savent ce dont il s’agit, c’est lorsque l’ovule fécondée s’implante à l’extérieur de l’utérus, plus généralement dans les trompes de Fallope.

« Une grossesse extra-utérine ne peut être menée à terme normalement et nécessite une intervention d’urgence. La femme doit se faire injecter un médicament ou subir une chirurgie pour retirer l’œuf mal implanté. » Cliquez ici pour plus d’informations sur sa prévention et ses traitements médicaux.

Pour ma part, étant donné qu’on l’a diagnostiqué assez rapidement, c’est la solution de l’injection de Methotrexate qui a été retenue pour arrêter la croissance des cellules embryonnaires et ainsi stopper la grossesse. J’étais à 6SA (semaines aménorrhées), donc 1 mois de grossesse. Il faut savoir qu’il existe plusieurs raisons pouvant mener à une grossesse extra-utérine comme par exemple un tabagisme important, des IVG répétées, une anomalie des trompes… Mais elle peut aussi arriver sans raison particulière, et apparemment je serais plutôt dans ce cas.

Voilà mon expérience les filles. J’aurais bien sûr aimé que ce soit plutôt une grossesse extra-ordinaire, mais il faut dire que ce n’était pas le bon moment pour moi. J’ai eu mal, c’est normal. Ne pas avoir la chance de voir cet être grandir en moi. Mais je l’ai pris comme une épreuve de la vie et je continue d’y croire. Ce sera pour la prochaine fois. Il faut relativiser, la vie continue. J’ai eu le temps de mon arrêt maladie pour le réaliser. Et comme on dit: « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. »

À toutes les futures mamans, continuez le combat. Mais avant tout n’oubliez pas de prendre soin se vous, car plus vous êtes en bonne santé physique et psychologique, plus vous mettez les chances de votre côté.

À toutes celles qui ont peur d’être jugées par la société et les proches, sachez que le plus important, c’est vous. Comme je vous le dis plus haut, allez consulter par précaution et ensuite laissez la nature faire les choses. Si votre mari décide d’aller voir ailleurs parce que vous éprouvez des difficultés, au lieu de vous soutenir, eh bien laissez-le partir et arrêtez de culpabiliser. Ce sera dur pour vous, rien n’est facile, mais vous finirez par trouver celui qui vous comprendra, qui sera patient, et avec lequel vous bercerez votre enfant. Oui, car je l’espère pour vous, il viendra.

Retrouvez l’article en version vidéo sur ma chaîne YouTube Nanas.

N’hésitez pas à partager vos témoignages et expériences.

À très bientôt.

NasYou.

Grossesse issue d’un viol: comment réagir ?

Chaque femme semble avoir une conception différente de la maternité. L’envie d’avoir un enfant ne nous vient pas au même moment, non plus dans le même contexte, ou moins encore pour les mêmes raisons. Oui, mais il est là question de celles qui choisissent d’en avoir ou pas. Nous parlons beaucoup du désir de maternité. Les futurs mamans se lancent dans cette aventure par choix et avec beaucoup de joie. Oui c’est beau, parce qu’elles le veulent. Mais qu’en est-il de celles à qui on l’impose ?

L’acte de violence

Les femmes doivent pouvoir disposer de leur corps, le contrôler, decider qui a le droit ou pas de partager leur intimité. Il devrait en être ainsi. Malheureusement, et on le découvre un peu plus chaque jour grâce à la libération de la parole de ces femmes, grâce à ce mouvement dont vous avez sans doute entendu parler, qu’il y a un nombre incalculable de personnes abusées qui se retrouvent désabusées chaque jour. Ils, ces hommes assoiffés d’un désir inexplicable, détruisent des vies entières pour un plaisir de quelques secondes, et continueront à faire leur vie sans la moindre séquelle. Peut-être même qu’ils s’apprêtront à renouveller l’indigne expérience.

Pendant ce temps, elles y pensent sans cesse. Cette image nauséabonde qui défile dans leurs têtes. Elles pensent à comment ne plus y penser, et se retrouvent à commettre parfois l’irréparable. Mais à quoi bon, il n’y aura pas de coupable, pas de jugement. Les autres souffriront de leur impuissance à les faire condamner, en plus d’avoir peut-être perdu cet être qu’ils aiment tant.

Quelle suite pour elles?

C’est possible qu’avec le temps elles arrivent à se reconstruire. Il le faut, j’imagine ô combien c’est difficile mais il faut se battre et reprendre goût à la vie. Effacer sans oublier, mais avancer sans se figer sur ce passé. Mais comment réagir quand ils laissent une trace visible après cela? Quand elles découvrent qu’elles portent en elles une partie de l’ADN de leurs bourreaux? Quand elles apprennent sans joie qu’elles attendent un enfant issu de cet autre. Le souvenir constant, la douleur grandissante. Réussont-elles à passer outre le contexte? Ce n’est sûrement pas facile de trouver du positif dans cela.

J’imagine que nous pouvons distinguer différentes réactions selon chacune. Pour certaines, c’est catégorique. Il n’y a aucun doute qu’elle ne porteront pas son sang. Qu’il n’est pas question de revivre chaque jour ce moment à travers ses yeux qui seront les siens. Qu’on leur rappelle tous les jours ô combien cela doit être dur de vivre avec. Il y a cette honte qui les devorent, cette culpabilité. Mais NON, elles n’en sont pas coupables. NON Mesdames, vous ne l’avez pas souhaité. Ce n’est pas une simple décision que de faire le choix de s’en séparer, s’en éloigner. C’est un être qui ne verra jamais le jour, mais il faut les comprendre. Il leur faut entamer un processus de reconstruction et pour elles celà commence peut-être ou sûrement par là.

Et les autres? Comment font-elles pour accepter ce fait ? Peut-on réellement imaginer le courage qu’il faut pour surmonter cela? Essayons. Elles se disent peut-être que cet enfant n’a rien demandé et qu’il n’est pas juste de lui ôter la vie. Peut-être qu’elles n’ont pas ce courage d’avorter, non pas par faiblesse, bien au contraire. Il faut une telle force psychologique pour penser à ce petit bout qui grandit en elles plutôt qu’à elles en premier. Pour le voir comme un cadeau du ciel malgré le contexte difficile de sa conception. Comment expliquer à son enfant que son papa est un monstre? Pourquoi il n’est pas là ? Pourquoi il n’y a que maman qui ira le chercher à l’école. J’imagine qu’on les sur-protège par rapport à d’autres. Car oui, ils ont besoin de cette protection.

Le regard des autres

En effet, on le sait malheureusement même avec une épreuve aussi difficile il y a toujours des personnes qui pensent que vous le méritez. Qui vont le répéter à d’autres à chaque fois qu’elles vous verront passer. Qui vont regarder votre bébé de travers malgré son innocence et son insouciance. Elles ne vous verront jamais comme une victime. Tant que celà n’arrive qu’aux autres c’est rassurant pour eux. Oui, quel monde de brutes!

Ma vision, mes conseils

Vos conseils pourront sûrement en aider d’autres alors n’hésitez pas à les partager. Pour ma part je dirais que tout passe par l’éducation. Il faudrait commencer à apprendre à son enfant, lui expliquer ces choses là assez tôt. Tout ne s’apprend pas à l’école. Les parents doivent faire preuve de pédagogie et de tacte mais c’est très important pour éviter que le scénario ne se répète. Pour éviter que votre fils ne reproduise ce que son géniteur vous a fait, pour éviter qu’une autre fille subisse ce que vous avez vécu.

À toutes les filles qui se sont vu imposer une grossesse non désirée, ne vous sentez pas coupables de ne pas l’assumer. Pensez à vous reconstruire, à vous faire aider. Ne vous enfermez pas et ne vivez pas seule cette période difficile. Il y a des pays où la justice ne fait pas grand-chose au grand regret de tous. Des pays où s’il vous arrive malheur plutôt que d’en parler il faut se taire. Parce que tout est tabou. On met en avant la pudeur mais parfois c’est l’hypocrisie qui trime. Tais-toi, autrement le fils d’un tél ne voudra pas t’épouser. Double peine.

Vidéo : Conférence sur les violences sexuelles au sein de la communauté Comorienne.

À tous ces hommes qui brisent ces vies. On espère que vos actes vous hantent et que vous éprouvez ne serait-ce que des remords pour celles que vous avez détruit. Que vous comprendrez le jugement qui vous sera réservé pour votre crime. Personne ne souhaite voir un proche humilié mais si vous voulez avoir une idée du mal que celà leur fait (à ces femmes) et de l’impact que celà a dans leur vie, pensez à vos filles, à vos soeurs, à vos femmes. Je ne doute pas que le sentiment de rejet peut mener à une frustration. Mais il ne faut pas le prendre comme une atteinte à votre virilité. Il faut absolument savoir, comprendre que ce n’est pas parce que vous voulez, que l’autre veut aussi. NON c’est NON Et seulement OUI veut dire OUI.

À tous ceux et elles qui trouvent une raison à tout au point de justifier ces actes, apprenez à écouter les autres, les aider, plutôt qu’à les juger et les enfoncer. Personne n’est parfait dans ce monde mais chacun essaie de vivre au mieux. Peu importe la personne (bonne ou mauvaise selon vos critères) rien ne justifie une agression, un viol, un meurtre… Tout ce que vous ne voudrez pas pour vous, ne le souhaitez pas aux autres !

Je me permets de vous mettre le contact d’une jeune thérapeute que j’ai découvert ce jour (30 janvier 2020). J’espère qu’elle pourra vous aider si besoin. Elle fait une intervention sur la vidéo ci-dessus.

Ceci n’est que ma perception des choses N’hésitez pas à partager la vôtre. Je peux également publier vos histoires en anonyme si vous le souhaitez.

contact.lesaventuresdenas@gmail.com

À très bientôt.

NasYou.

Le poids de l’échec

« Le désir de maternité ne doit pas devenir une envie égoïste à des fins de parvenir à un accomplissement personnel. »

En général quand une femme se met en quête de maternité, elle n’imagine pas les obstacles qui l’attendent. En effet, on s’imagine souvent que le fait de donner la vie étant un acte naturel, il est tout à fait logique d’y parvenir sans encombres. Celà dit, pour une raison ou pour une autre toutes les femmes ne sont pas destinées à devenir mères, ou du moins à avoir la chance de mettre au monde elles-mêmes leurs propres enfants. Je le sais, c’est très difficile de l’accepter.

Parfois on se fait un plan, un schéma à suivre étape par étape dans sa vie d’adulte pour parvenir à un accomplissement. Dans l’ordre des choses, l’idéal apparaît souvent comme suite: être stable financièrement, se marier, profiter de sa vie de couple et ensuite concrétiser tout celà en ayant des enfants pour entamer ce nouveau chapitre qu’est la vie de famille.

Nous y voilà, c’est le bon moment pour concevoir. On imagine déjà la décoration de sa chambre, son lit, la poussette sur laquelle on se voit le promener. Les difficultés liées à la grossesse et les insomnies qui y suivront ne sont pour l’heure pas notre priorité. On verra bien!

Mais voilà, malheureusement le temps passe mais rien à l’horizon, toujours aucun signe. Un petit coup au moral, puis on se dit que cela viendra. Entre temps, la pression commence à fuser, et l’entourage à s’interroger, à s’impatienter.

On se retrouve à fuir la vie sociale car on commence à être secrètement jalouse de ses copines qui annoncent à tour de rôle leurs grossesses ou l’arrivée précieux de leurs bébés et ce malgré le fait de savoir que c’est Dieu qui donne et que cela viendra pour toi seulement si cela doit arriver. On commence à éviter les appels des proches parce qu’on est fatiguée d’entendre la même chose à chaque conversion, « Mais alors c’est pour quand? Toujours pas? ». On s’isole car on se sent incomprise. On arrive à un point où on se met à douter de soi-même, de sa capacité à réussir à donner satisfaction à son désir. Ce désir qui finit par devenir une obsession. On est d’accord, cela ne doit pas être ainsi.

Parallèlement à la vie quotidienne privée et professionnelle, on se découvre un autre monde à l’heure où les autres dorment et rêvent peut-être: les forums. Notre petit jardin secret. Ces lieux dans lesqueles on peut en tout anonymat s’exprimer, poser des questions sans se sentir jugée, trouver des personnes vivant la même situation que la nôtre. Ces lieux dans lesquels on a pas peur de tomber sur ces personnes qu’on aime pourtant, mais qu’on cherche à éviter malgré tout. On découvre alors une nouvelle « famille ». On y parle des raisons qui peuvent expliquer ces difficultés, des solutions, des examens à effectuer, des astuces. On se soutient, on se conseille, tout ce dont on a besoin pour être rassurée.

Si je devais donner mon avis, je dirais qu’il faut faire attention à la manière de mener son combat. C’est peut-être plus facile à dire qu’à faire mais c’est très important. Il ne faut pas finir par être l’ombre de soi-même. Finir en dépression et sombrer dans un burn-out infernal. Il ne faut pas oublier que notre conjoint vit les choses aussi mal que soi-même. La vie de couple ne doit pas être écartée au risque qu’elle ne finisse par éclater. C’est une aventure qui doit se vivre à deux et non l’un contre l’autre. Finir par arriver à son but en ayant tout détruit en amont ne présage rien de bon pour l’avenir.

Alors chères futures mamans, si vous êtes dans cette situation dîtes-vous que vous n’êtes pas les seules et que vous n’êtes pas seules. Que beaucoup de personnes sont là pour vous écouter et vous conseiller. Qu’il ne faut pas être fatalistes car le combat de la maternité réserve souvent des belles surprises. Dîtes-vous qu’être mère ce n’est pas seulement donner la vie, c’est vivre pour son enfant, l’aimer, l’éduquer, faire de lui une meilleure personne. Alors qu’il sorte de votre ventre ou de celui d’une autre, qu’il vienne naturellement ou avec l’aide de la science, le plus important c’est la vie que vous allez lui offrir. Le désir de maternité ne doit pas devenir une envie égoïste à des fins de parvenir à un accomplissement personnel.

Je souhaite bien du courage à toutes ces femmes qui n’abandonnent pas, mais qui n’oublient pas de vivre pour autant. Un enfant doit se faire dans la joie, et il faut être heureuse pour lui transmettre cela.

N’hésitez pas à partager vos expériences et témoignages en commentaires.

À bientôt!

NasYou.

Désir de maternité

« Je n’ignore sûrement pas toutes ces nuits pendant lesquelles il pleurera sans raison, pendant lesquelles je n’aurai parfois pas la force de me lever, fatiguée à cause du manque de sommeil, des inquiétudes…, loin de là. Mais je sais qu’un simple sourire illuminant son doux visage me rappellera pourquoi je l’ai tant désiré. »

Version audio de l’article par Nanas & You

Du désir au combat

Qui n’a jamais rêvé devenir mère? Sûrement une femme qui ne ressent pas spécialement ce désir de maternité, qui ne souhaite tout simplement pas avoir d’enfant. Nos choix ne sont pas universels. Il n’est pas question de jugement.

Moi, comme vous peut-être, je l’imagine déjà dans mes bras, lui offrant tout mon amour, lui consacrant tout mon temps. Je m’entends déjà lui dire et lui répéter tendrement qu’il est ma raison de vivre alors que cela ne fait que quelques instants qu’il est là. Je l’imagine tous les jours, mon bébé.

Je n’ignore sûrement pas toutes ces nuits pendant lesquelles il pleurera sans raison, pendant lesquelles je n’aurai parfois pas la force de me lever, fatiguée à cause du manque de sommeil, des inquiétudes…, loin de là. Mais je sais qu’un simple sourire illuminant son doux visage me rappellera pourquoi je l’ai tant désiré.

Je le sais. C’est tellement plus facile de rêver, car oui, quelques fois le chemin qui mène vers l’aboutissement est long, voire très long. Et quand la dure réalité nous rattrape, le moral prend un coup. En effet, les enfants ne viennent pas forcement quand on le veut, ni même quand on le décide. Souvent ils aiment prendre leur temps, parfois ils n’arrivent tout simplement pas.

Cela fait déjà plus d’un an et demi qu’il est désiré. Peut-être 3 pour vous ou 5 pour d’autres. On passe par toutes les émotions. Vous voyez ce moment où vous êtes quasi certaine qu’il est enfin là, quand vous pensez ressentir tous les symptômes! On interprète alors le moindre changement, on est attentive au moindre détail. Les sites internet et les forums spécialisés deviennent nos meilleurs alliés, espérant y trouver des réponses et des témoignages qui nous rassurent. On y croit jusqu’à cet instant où l’on réalise pour la énième fois que « non, ce n’est toujours pas pour cette fois ». On se sent alors de nouveau privée de cette belle aventure qu’est de voir et sentir cet être qui grandit en nous.

Les plus courageuses relativisent en se disant que ce n’est peut-être juste pas le bon moment. Elles ont raison de continuer d’y croire car il faut malgré les déceptions rester optimiste. Et c’est reparti pour un nouveau cycle, le même combat avec l’espoir d’une meilleure fin. Quelle fin? Le plus beau des cadeaux pour une femme désireuse de donner la vie. Voir ce petit « + » , cette deuxième barre, ou ce petit smiley apparaître sur ce test dont on ose à peine regarder l’évolution par crainte d’une nouvelle déception, ce signe qui lance le début de l’aventure. Vous l’avez vécu, n’est-ce pas? Ou peut-être avez-vous vu des femmes de votre entourage le vivre. C’est tellement frustrant. Mais vous savez, il y a celles qui n’ont besoin que d’un seul essai pour y arriver et celles qui doivent patienter jusqu’à 10 ans voir plus pour vivre ce moment qui semble si magique. Le corps de chaque femme est différent, alors non, on ne désespère pas. Heureusement et on le sait, la médecine ne cesse d’évoluer et les différentes possibilités de conception donnent à chacune de nous une chance de vivre la maternité. Et ce même si on préfère secrètement que cela arrive naturellement.

Pour finir les filles, je voudrais vous dire que peut n’importe l’étape à laquelle vous êtes en lisant ceci, en essai, enceinte ou sur le point d’accoucher, souvenez-vous que vous vous apprêtez à mettre au monde un être cher qui est le fruit d’une volonté acharnée et qu’il mérite par conséquent votre attention mais plus que tout autre chose, il mérite tout votre amour. Vous êtes des femmes fortes, des battantes. Un grand Merci à toutes ces mamans qui n’ont jamais baissé les bras, ces Super-héroïnes du monde.

N’hésitez pas à partager vos expériences et vos conseils en commentaire.

A très bientôt.

Nasyou.